Toute syntaxe comprise

Toute syntaxe comprise

TF1, L’île de la tentation. Un jeune candidat pleurnichard hystérique décide de quitter le jeu, constatant son incapacité pathologique à vivre sans sa dulcinée à ses côtés. Il s’en explique auprès d’elle, aussi liquide que lui, pour l’inciter à accepter son retrait après une argumentation aussi claire qu’un cours de Lacan si l’on s’amusait, de surcroît, à placer les mots dans le désordre.

Les deux fontaines vivent un amour « fusionnel » à tendance lacrymale (quand j’entends le mot fusionnel je sors mon tisonnier) et la fille, sans doute habituée à la syntaxe hasardeuse du monsieur, ne semble pas déboussolée pour autant. A l’issue de sa supplique, il se jette à genoux aux pieds de la belle pour la demander en mariage. Il lui lance alors cette phrase, délicieuse à entendre pour la jeune femme mais ô combien cruelle pour la langue de Molière :

« Depuis que je suis tout petit, je rêve d’aller chercher ma princesse dans mon grand cheval blanc auquel j’apporterai tout le bonheur . »

Par chance, la fille ne lui a pas envoyé une avoine. Quant à la syntaxe, elle lui en veut toujours de s’être montré aussi cavalier…

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